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Protéger son animal des parasites

Si vous avez déjà dû traiter une invasion de puces ou une morsure de tique sur votre animal, vous savez déjà qu’il ne s’agit pas d’un luxe de le protéger avec un anti-parasitaires.

Nous avons demandé au Dr Olivier Devroye, vétérinaire à Bruxelles, de nous éclairer sur la question.

En quoi consiste un produit « anti-parasitaire »?


Dr O. Devroye – Un produit anti-parasitaire a pour but de tuer les parasites que l’on peut retrouver sur nos compagnons, à différents endroits du corps. On rencontre ces hôtes indésirables tant à l’extérieur du corps de l’animal (ce sont alors des parasites externes), comme sur la peau, dans les oreilles ou entre les doigts, qu’à l’intérieur de son organisme (ce sont dans ce cas des parasites internes), le plus souvent dans l’intestin, mais aussi parfois dans les poumons ou même le cœur.

Le plus souvent, les produits anti-parasitaires externes ont une double action : tuer le parasite (puce, tique, acarien, …) mais surtout éviter qu’il ne revienne ! Il s’agit donc d’un traitement de « guérison » et de « prévention » (en éliminant les larves, en rendant le parasite incapable de se reproduire ou en le tuant au premier contact avec la peau de l’animal par exemple). L’application régulière (une fois par mois en général) de l’anti-parasitaire sur le chien, le chat, le lapin, le furet ou tout autre compagnon permet donc de le protéger contre des infestations futures.

Les produits anti-parasitaires internes (vermifuges), par contre, n’agissent qu’en « guérison », et n’offrent pas de protection durable. On se base alors sur le cycle du développement des parasites et sur le mode de vie de l’animal (appartement, maison avec jardin, chien de chasse, …) pour calculer l’intervalle idéal entre deux traitements.

Enfin, il est très important de bien choisir le produit administré à l’animal ! En effet, certains produits peuvent être mortels s’ils ne sont pas appliqués à l’espèce prévue… Il faut demander conseil.

A quelle période faut-il traiter son animal contre les parasites?

Dr O. DevroyeUne croyance populaire (fort répandue) fait souvent penser aux propriétaires qu’il est inutile de traiter leur animal durant l’hiver… C’est totalement faux ! D’une part, les œufs et cocons peuvent survivre très longtemps dans un environnement hostile, mais en plus, le faible nombre d’animaux traités durant l’hiver permet finalement aux parasites de se nourrir bien plus facilement sur le premier venu… Sans compter que généralement, durant cette saison, nos intérieurs sont bien chauffés et moins souvent aérés… Un paradis pour les nuisibles…

De façon plus générale, chaque parasite ayant des saisons de prédilection avec une reproduction maximale (50 œufs par jour durant plusieurs mois pour la puce !), et aucune saison ne mettant l’animal totalement à l’abri, il est fortement conseillé de le traiter régulièrement tout au long de l’année. C’est également le seul moyen d’éradiquer de nos intérieurs tous les stades larvaires (œufs, larves, pupes, cocons, …) qui attendent patiemment le moment idéal pour passer au stade adulte

Concernant les tiques, sont-elles un risque pour mon chien s’il ne va jamais en forêt?

Dr O. Devroye – Dans nos contrées, les tiques peuvent appartenir à trois familles, qui ont chacune leur biotope (milieu de vie) de préférence. La tique la plus fréquente en Belgique (Ixodes ricinus) se retrouve en effet majoritairement dans les bois et forêts, ou elle représente un risque pour le chien en promenade. Cependant, on retrouve très souvent des tiques dans des endroits fréquentés par nos toutous en ville : buissons, hautes herbes des jardins et espaces verts communaux…

Les périodes à risque pour les tiques sont le début de l’été (juin) et la fin de l’automne (octobre), correspondant à des mois chauds et humides. A cette période, aucun chien n’est donc totalement à l’abri… Comme les tiques peuvent transmettre de graves maladies (Maladie de Lyme), il faut être vigilant et examiner son chien au retour de la promenade, surtout aux endroits où la peau est fine (crâne, oreilles, intérieur des cuisses, ventre, …). S’il est sujet aux tiques, il a besoin d’un traitement préventif !

 

Et pour mon chien qui a peu de contacts avec d’autres chiens, l’anti-puces est-il nécessaire?

Dr O. Devroye – Les puces adultes sont des parasites permanents, ce qui signifie qu’elles sont obligées de rester sur leur hôte durant toute leur vie (100-150 jours !). Une puce qui tombe au sol n’a plus qu’une espérance de vie de 1-2 jours, et sera donc prête à tout pour trouver une nouvelle proie. Il faut savoir que la majorité des puces retrouvées sur nos chiens sont en réalité des « puces du chat » (ctenocephalides felis), qui préfèrent les félins mais s’adaptent à de nombreux autres mammifère, l’Homme y compris.

Un chien n’a donc pas besoin de croiser un congénère de près en promenade pour être exposé au risque des puces… De plus, nous pouvons être utilisés comme « moyens de transport » par la puce en quête d’un nouveau pelage. Le risque de transmission entre chiens est faible, mais il existe ; il faut en tenir compte et être prévoyant.

Un chat qui ne sort jamais n’est donc pas à l’abri non plus?

Dr O. Devroye – Absolument ! La probabilité est évidemment encore plus réduite que dans le cas du chien précédent, mais au vu de nos déplacements à l’extérieur, le chat n’est pas complètement hors de danger. Il est important de brosser et d’examiner régulièrement son chat pour s’assurer qu’il ne soit pas « habité »…

 Les NACs sont de plus en plus nombreux à Bruxelles. Sont-ils eux aussi concernés par les parasites?

Dr O. Devroye – Eh oui… Les parasites n’épargnent pas grand monde. Chaque espèce parmi les NACs a sa sensibilité propre pour divers parasites, internes comme externes. Le furet par exemple est principalement concerné par les puces, alors que le lapin et d’autres rongeurs sont plutôt la cible des acariens, responsables de gales.

Tout comme chez le chat et le chien, les parasites représentent un risque important de transmission de maladies (virus, bactéries, …) et les mutilations que s’infligent les rongeurs en se grattant peuvent parfois conduire à des plaies difficiles et longues à traiter. Encore une fois, il ne faut absolument pas utiliser chez le NAC un anti-parasitaire qui ne lui est pas adapté, et qui pourrait l’intoxiquer de façon mortelle !

A partir de quel âge doit-on traiter les animaux avec un produit anti-parasitaire?

Dr O. DevroyeGénéralement, un premier traitement vermifuge peut être administré aux chiots et aux chatons à l’âge de 5-6 semaines. La présence de vers intestinaux chez ces jeunes animaux est très fréquente et provient le plus souvent d’une infestation de la mère. L’anti-parasitaire externe quant à lui administré par le vétérinaire lors de la première vaccination, donc à l’âge de 8-10 semaines environ…

Durant les premiers mois de vie, les produits sont spécialement adaptés au poids et à l’âge de l’animal, et la fréquence de traitement est souvent plus grande que chez l’adulte. D’où l’importance de demander conseil au vétérinaire, qui fera le meilleur choix.

Et chez l’adulte, à quelle fréquence faut-il traiter?

Dr O. DevroyePour les parasites externes, un traitement mensuel est recommandé avec les produits classiques à mettre dans le cou (spot-on). Il existe aussi chez le chat une possibilité de traitement par injection, qui le protège durant 6 mois.

En ce qui concerne le vermifuge, tout dépend du mode de vie de l’animal, des autres animaux présents ou de l’alimentation. L’intervalle de traitement idéal est de 3 mois, mais un chien de chasse ou très exposé pourra être traité tous les mois !

Pourquoi existe-t-il tant de présentations anti-parasitaires? Colliers, pipettes, injections, pâtes, comprimés… On s’y perd non?

Dr O. DevroyeLe plus classique et le plus efficace des traitements externes est sous forme de « spot-on » (pipette) à appliquer dans le cou, contre la peau. Il répand un liquide qui pénètre dans la peau et se répartit sur l’ensemble du corps. Les colliers prétendent offrir une protection plus longue, mais c’est très rarement le cas, parce que les produits chimiques ne sont pas assez actifs, parce que le collier est mal positionné, ou si le chien va dans l’eau… L’injection est réservée aux chats allergiques aux piqûres de puces, qui sont hypersensibles et ne peuvent prendre aucun risque.

Les vermifuges peuvent être plus ou moins efficaces selon leur composition et surtout leur facilité d’emploi… Certaines pâtes sont fastidieuses, à donner plusieurs jours de suite, alors que souvent un comprimé unique est suffisant. Tout dépend des composants actifs et de l’animal. Le vétérinaire sera encore une fois le meilleur conseiller du traitement adapté.

Faut-il aller chez le vétérinaire pour chaque traitement?

Dr O. Devroye – Pas du tout ! Il est vrai que les produits les plus efficaces ne sont pas en vente libre et que seul le vétérinaire peut les prescrire, mais le plus facile est de les prendre une ou deux fois par an lors d’une visite et de les administrer au moment voulu… Une bonne prévention permet justement de ne pas voir le vétérinaire plus souvent…

Nous remercions le Dr Olivier Devroye pour avoir répondu à nos questions. Vous retrouverez ses conseils dans de prochains billets sur www.okazoo.be.

Si vous désirez le contacter:

Dr Olivier Devroye, DMV

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